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UNE et EVENEMENTS

 

Le tournant du qinquennat


L'illusion Sarkozy n'aura finalement duré que 6 mois, et sa cote de popularité a perdu plus de 30 points depuis août 2007, pour atteindre 38% deux ans après. La présidence de l'union européenne puis les gesticulations internationales pendant la crise lui avaient accordé un sursis, mais aujourd'hui le roi est nu.

Les deux tiers des français ne supportent plus ses rodomontades et sa gestion brouillonne de l'actualité sociale, qui inquiète plus qu'elle ne rassure. Sa dialectique de gauche et ses débauchages ministériels ne masquent plus la brutalité de sa politique ultra-libérale.

 

 

LUPO'flash Mai 2009 est en ligne


- 30/10 Réunion de section

LES DERNIERES INFOS PUBLIEES

Samedi 24 octobre 2009

L'illusion Sarkozy n'aura finalement duré que 6 mois, et sa cote de popularité a perdu plus de 30 points depuis août 2007, pour atteindre 38% deux ans après. La présidence de l'union européenne puis les gesticulations internationales pendant la crise lui avaient accordé un sursis, mais aujourd'hui le roi est nu.

 

Les deux tiers des français ne supportent plus ses rodomontades et sa gestion brouillonne de l'actualité sociale, qui inquiète plus qu'elle ne rassure. Sa dialectique de gauche et ses débauchages ministériels ne masquent plus la brutalité de sa politique ultra-libérale.

 

La votation citoyenne pour refuser la privatisation de La Poste avait été un signe avant-coureur du climat de résistance qui s'installe dans le pays. Mais il en fallait plus pour calmer la morgue du locataire de l'Elysée, balayant d'un revers de manche la grogne des élus UMP sur la taxe carbone, la taxe professionnelle et surtout la réforme des collectivités locales.

 

Il a fallu cette folle obstination sur la nomination de son fils à la tête l'EPAD, l'établissement qui gère la manne de la Défense, le plus grand centre d'affaires Européen. Un épisode secondaire, somme toute, dans l'histoire de la gestion clanique du département des Hauts-de-Seine, le coffre-fort du RPR puis de l'UMP en passant par le RPF de Pasqua. Secondaire, mais tellement parlant.

 

Car la maison Sarkozy est en train de chuter non pas à cause d'un dossier mal géré ou d'une injustice de plus, mais sur la question des valeurs. Tout à coup, chacun a pu réaliser le sens profond de la soirée du Fouquet's, au cours de laquelle Sarkozy avait remercié la poignée d'amis patrons - dont la moitié habite Neuilly-sur-Seine et travaille à la Défense - qui l'avait porté au pouvoir. L'exercice solitaire du pouvoir, cette impudeur nouvelle dans les attitudes publiques ou privées, ces discours truffés de "moi je", tout cela a pu séduire un pays qui croit à la force du politique et n'aime rien tant que fabriquer les destins.

 

L'affaire du prince Jean a ramené la saga Sarkozy à une vulgaire berlusconnerie.

 

Il n'y a pas que l'image de la France à l'étranger qui souffre de cet épisode lamentable, avec les journaux du monde entier qui font des gorges chaudes sur le "monarque républicain". L'électorat de droite est troublé de découvrir que les valeurs du travail et du mérite mises en avant dans les discours de campagne n'étaient que de l'affairisme. Mais ce qui inquiète désormais le plus grand nombre, c'est de découvrir l'utilisation très personnelle qu'un homme fait d'un pouvoir qu'il a méticuleusement concentré entre ses mains. S'il a pu faire nommer son fils à la tête du carrefour européen des affaires, combien d'amis a-t-il déjà placés dans les médias, dans la justice, dans l'administration, dans les entreprises, pour surveiller et faire prospérer les intérêts de son clan ?

 

Il était temps de dévoiler l'imposture. Finalement, le président du pouvoir d'achat restera comme celui du bouclier fiscal pour les plus riches. Blum parlait des "200 familles", Mitterrand du "mur de l'argent". Demain, on parlera des "conjurés du Fouquet's", démasqués un certain octobre 2009.

 

Guy Michalon


Par Guy Michalon - Publié dans : Politique nationale > Actualités - Ecrire un commentaire - Recommander
Samedi 10 octobre 2009
Film réalisé par la fédération socialiste de l’Oise. A travers des entretiens avec des militants de tous âges et de tous parcours, ce film dessine un instantané du socialisme dans l’Oise.
Par PS StLeu - Publié dans : Oise Picardie > PS - Ecrire un commentaire - Recommander
Vendredi 11 septembre 2009

Jusqu'il y a encore quelques jours, la presse parlait d'un PS moribond, débordé à sa droite et sur sa gauche, ridiculisé par Europe écologie, sans cap ni boussole. Le socialisme tombait aux oubliettes de l'histoire, et Martine Aubry était condamnée à faire de la figuration

 

Et puis, à la Rochelle  changement radical de ton dans tous les éditoriaux. Les socialistes sont soudain rassemblés, imaginatifs, offensifs. Ils font assaut de propositions, rivalisent d'idées pour combattre les injustices, surenchérissent sur les enjeux environnementaux. Le pouvoir en est resté muet de surprise

 

Le PS a maintenant une patronne incontestée. En rappelant à tous la discipline collective nécessaire  en étant garante devant les militants et les sympathisants du processus de rénovation (de C comme cumul à P comme primaire...). Ce faisant, elle redonne au PS l'initiative en matière de modernisation de la vie démocratique. Sa sobriété médiatique, auparavant critiquée, est devenue le signe de sa crédibilité de chef de l'opposition, qui ne se laisse pas ballotter par les gesticulations du pouvoir.

 

Plus encore, elle a donné le signal de la mise en chantier du projet du PS, par exemple en intégrant au cœur  la question du développement durable, souvent traité par le PS (et par les Verts) comme un enjeu thématique, un supplément d'âme (protéger la biodiversité, lutter contre le réchauffement climatique), alors qu'il s'agit du défi central que doit relever notre société. La remarquable tribune publiée par Martine Aubry dans Le Monde, ainsi que son discours d'ouverture, formidablement accueillis, montrent que le socialisme est entré dans un nouvel âge.

 

L'attente est forte dans le pays. Le pouvoir joue avec l'opposition comme le chat avec la souris, ouvrant ici, moquant là, divisant toujours. Du coup, il peut faire passer un score de 28% aux européennes comme une victoire et un soutien de l'opinion aux réformes. En réalité, la plupart des illusions sur Sarkozy sont tombées, même sur son énergie soigneusement mise en scène, et le pays attend une opposition enfin crédible, à la fois intransigeante et constructive.

 

Finalement, Martine Aubry a démontré que le combat de 2012 se gagnerait sur les valeurs. La lutte contre les injustices, les inégalités et les périls rendent plus nécessaires que jamais les valeurs collectives que défend la gauche, là où la droite libérale entendra toujours laisser les individus face à leur destin. Ringardisé, pas toujours à tort, le PS vient de faire son retour à la pointe du camp du progrès.

 

Guy Michalon

Par PS StLeu - Publié dans : Politique nationale > Le projet PS - Ecrire un commentaire - Recommander
Mardi 23 juin 2009
Quand on entend, ce qui se passe en Iran, on se félicite d'avoir la chance d'habiter en France.
Ici, pas de votes massivement truqués, pas de manifestants tués, pas d'opposition violemment réprimée.
Mais, c'est parce-que nous avons cette chance, que nous nous devons d'être vigilants. Tout pas qui nous conduit, vers moins de démocratie est un pas de trop !
Et des petits pas dans le mauvais sens, l'hyper-président, Sarkozy, en fait souvent.
Il y a eu la nomination et la destitution, des présidents de France-Télévision et Radio France par le président de la république : un pas vers le contrôle des médias publics !
Il y a eu les grandes amitiés de Sarkozy avec Bouygues, Bolloré et Lagardère : un pas vers le copinage dangereux entre chaines privées, presse écrite et le pouvoir en place.
Il y a eu le temps de parole des députés diminué, les possibilités d'amendement restreintes : un pas vers l'amoindrissement du pouvoir d'opposition des députés.
Il y a en préparation le nouveau découpage électoral, La suppression des juges d'instruction: des pas pour diminuer le nombre d'élu d'opposition et pour étouffer les affaires qui dérangent.
Et puis, il y a la mascarade de la semaine prochaine. Un Sarkozy triomphant, venant parader devant le conseil à Versailles. Le grand chef qui fait son discours et puis s'en va, laissant la parole aux élus, sans daigner les écouter.
Bien-sur, je serai là, pour écouter les « belles paroles » du président, mis je quitterai la salle après cette « brillante prestation ». Pourquoi, devrions-nous accepter l'aumône de 10 minutes de temps de paroles que le président ne daignera même pas écouter.
Est- ce cela, la sixième république que nous promet Sarkozy ? Un président jouant tous les rôles (celui du premier ministre et le sien) devant des médias béats d'admiration. Une opposition ridiculisée et obligée de jouer les faire valoir.
Décidemment, petit pas après petit pas, Sarkozy s'achemine vers une démocratie à la Berlusconi. C'est-à-dire une pantalonnade Ubuesque !
Non ce n'est pas l'Iran, mais ce n'est plus non plus la France démocratique, la France libre, la France des lumières, la France que j'aime.

Michel Françaix

Par Michel Françaix - Publié dans : Politique nationale > Actualités - Ecrire un commentaire - Recommander
Vendredi 12 juin 2009

Personne ne peut se réjouir d'une élection qui n'a mobilisé que 4 électeurs sur 10. L'UMP, qui clame victoire, n'a mobilisé en réalité que 12% des électeurs potentiels. Cela pose un problème sérieux de légitimité démocratique au parlement européen, et plus largement aux institutions européennes. Cela rend d'autant plus indécente l'auto-satisfaction de Sarkozy qui annonce l'accélération des réformes libérales en France.


 Le PS tient le choc à Saint Leu d' Esserent grâce à la pugnacité de ses militants , il arrive en deuxième position derrière UMP


Les citoyens veulent une Europe plus proche des citoyens et agissant davantage pour protéger l'avenir de nos enfants. Ils ont sanctionné par l'abstention ou le vote de colère une campagne qui n'a pas été à la hauteur de l'enjeu. Le président de la République a détourné l'attention des électeurs en parlant immigration, sécurité, en masquant son programme libéral, en créant des polémiques stériles et en suscitant une actualité favorable. Le PS n'a pas su afficher son unité et défendre ses propositions élaborées avec ses homologues des 27 pays pour que l'Europe soit la réponse à la crise économique, sociale et écologique. En réalité, comme presque partout en Europe, la droite a comme d'habitude joué sur les peurs pour susciter les réflexes conservateurs qui ont profité à la droite et aux gouvernements en place. La social-démocratie a échoué à porter l'alternative à un système libéral à bout de souffle et c'est préoccupant.


 Le succès des listes Europe-écologie est une bonne nouvelle, s'agissant d'un vote de gauche, dont une partie s'est déterminée après la diffusion opportune le vendredi 5 du film Home (financé par le milliardaire Pinault, ami de Chirac et Sarkozy) sur une chaîne de service public. Il devient urgent pour le PS de s'approprier totalement le message écologique, qui doit être au cœur de son projet. Réchauffement climatique, biodiversité en danger, menaces sanitaires : il est question de l'avenir de l'homme et de la justice sociale. Comment faire confiance à des libéraux pour imposer les régulations nécessaires ? Comment ne pas voir qu'il s'agit là du combat du siècle pour le socialisme ?

 

 Il faut remercier tous les Lupoviciennes et Lupoviciens  qui se sont mobilisés pour cette élection  179 voix pour la liste socialiste menée par Gilles Pargneaux. Le vote des électeurs peut être jugé sévère, il ne doit pas moins être entendu.

Guy Michalon


Par PS StLeu - Publié dans : Politique nationale > Actualités - Ecrire un commentaire - Recommander
Vendredi 12 juin 2009
Résultats de Saint-Leu-d'Esserent (Nord-Ouest)
 

Abstention : 63.98%

Têtes de listes Commune Région
(nombre de sièges)
Liste de la majorité
M. RIQUET Dominique
21.26% 24.22% (4)
Liste du Parti socialiste
M. PARGNEAUX Gilles
15.66% 18.09% (2)
Liste du PCF et du Parti de gauche
M. HENIN Jacky
14.00% 6.84% (1)
Liste des Verts
Mme FLAUTRE Hélène
12.95% 12.10% (1)
Liste du Front national
Mme LE PEN Marine
10.94% 10.18% (1)
Liste centre-MoDem
Mme LEPAGE Corinne
7.44% 8.67% (1)
Liste d'extrême-gauche
Mme POUPIN Christine
5.34% 5.80%  
Autre liste
M. FRAU Bernard
3.94% 3.56%  
Liste divers droite
M. NIHOUS Frédéric
2.62% 4.26%  
Liste d'extrême-gauche
M. PECQUEUR Eric
2.54% 2.08%  
Liste divers droite
M. GREGOIRE Thierry
1.66% 2.40%  
Liste d'extrême-droite
M. LANG Carl
1.49% 1.52%  
Autre liste
M. BORIE Jacques
0.17% 0.19%  
Autre liste
M. VERNOCHET Jean-Michel
0.00% 0.01%  
Liste divers droite
Mme FACHON Dominique
0.00% 0.02%  
Autre liste
Mme AUDO Martine
0.00% 0.02%  
Liste divers gauche
Mme VERHASSEL Virginie
0.00% 0.02%  
Liste d'extrême-gauche
M. GOURMELEN Louis-Daniel
0.00% 0.02%  
Par PS StLeu - Publié dans : Politique locale > Résultats élections - Ecrire un commentaire - Recommander
Vendredi 29 mai 2009

La crise que nous vivons est l'illustration même des insuffisances de l'Europe libérale défendue par la droite, et du besoin vital d'une Europe de gauche. Réveillons cette campagne que le pouvoir cherche à endormir, car après le 7 juin ce sera trop tard !


L'Europe libérale, c'est de laisser faire les marchés, en favorisant la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux. Les interventions européennes sont limitées au maximum, tout comme celles des Etats. On a vu le résultat : aucune réaction coordonnée des gouvernements ou de l'Europe pour contrer la crise. Malgré les moulinets de Napoléon Sarkozy, l'évasion dans les paradis fiscaux pourra continuer, tout comme la concurrence déloyale entre Etats qui ne respectent pas nos normes sociales ou environnementales.


 L'Europe de gauche, concrétisée par un programme commun à tous les partis socialistes ou socio-démocrates des 27, c'est l'Europe du volontarisme, pour lutter efficacement contre la crise (programme de grands travaux, soutien à la recherche, à l'industrie, coordination des plans de relance), c'est l'Europe des travailleurs, contre les délocalisations et le moins-disant social.


L'une des figures de la liste socialiste de notre liste du grand Nord Ouest  s'appelle  Laurence Rossignol conseillère municipale à Compiègne Vice Présidente du Conseil Régional Avec d'autres, elle a besoin de vos suffrages pour pouvoir s'appuyer demain sur une vraie majorité de gauche.

 

  Le vote socialiste  permet de dénoncer la politique de Nicolas Sarkozy face à la crise, qui gesticule mais ne change rien. Le vote socialiste  permet d'envoyer à Bruxelles des députés qui défendront nos droits et construiront une Europe plus solidaire, pour que nos enfants connaissent autre chose que la crise, le chômage ou le déclassement.

Guy Michalon



Par Guy Michalon - Publié dans : Politique nationale > Elections - Ecrire un commentaire - Recommander
Samedi 9 mai 2009

A l'occasion de la journée commémorative du dimanche 10 mai 2009, marquant le 161e anniversaire de la loi d'abolition en France le parti socialiste de Saint Leu d'Esserent s'associe à cet évènement pour garder en mémoire ce triste moment de l'humanité.


Ci-dessous une petite page d'histoire.


1848, l'abolition de l'esclavage.

En 1848, le ministre de la marine et des colonies, Arago, n'envisage pas une abolition immédiate de l'esclavage. Il veut attendre que la nouvelle constitution soit votée. En attendant, il fait de vagues promesses. Victor Schœlcher va le pousser dans la voie d'une action rapide.

Le 3 mars, ils se rencontrent :
"Dans un entretien que nous eûmes ensemble ce même jour (le 3 mars), M. Schœlcher me prouva qu'il fallait absolument revenir à l'idée de l'émancipation immédiate ...Les arguments de M. Schœlcher portèrent une entière conviction dans mon esprit, et je résolus de présenter à mes collègues un décret d'émancipation immédiate."


Schœlcher est nommé sous-secrétaire d'Etat, et en tant que président de la commission chargé de rédiger le décret, il va mener le bal et remporter la victoire.

Ministère de la marine et des colonies

4 mars 1848

Je délègue au citoyen Victor Schœlcher, tous mes pouvoirs pour régler l'affaire des colonies et de l'émancipation sauf à en référer à moi.

Arago

 

Trois problèmes se présentaient :

1] Les nouveaux libres pourraient-ils voter ?
La plus grande partie des membres de la commission chargée de l'abolition sont contre. Ils pensent que les Noirs ne sont pas prêts. Schœlcher est pour et l'emporte :

"Le gouvernement provisoire a été parfaitement logique lorsqu'il appela au suffrage universel les esclaves qu'il affranchissait. En rendant les nègres à la liberté, on ne pouvait leur marchander le droit, on ne pouvait en faire des demi-citoyens, des quarts de citoyen ... Les colonies ne pouvaient être privées du suffrage universel sans lequel il n'y a pas de République"


2] Comment faire en sorte que les nouveaux libres continuent de travailler ?
La majorité des membres de la commission sont pour contraindre les nouveaux libres à continuer de travailler sur les plantations. Là encore, Schœlcher est contre et impose ses vues :

"Le travail perdra-t-il des bras ? Sans aucun doute, au premier jour de l'émancipation, les nègres voudront se sentir vraiment libres, en laissant la houe, symbole de la servitude. Mais il n'est pas moins permis de croire qu'après ce premier moment donné au repos ils reviendront au travail, désormais affranchi de la contrainte et du fouet, régénéré par la liberté, transformé par une juste rémunération en une source de bien-être ... Seulement, s'ils ont eu à souffrir de la conduite du maître, s'ils trouvent en d'autres lieux plus d'avantages, un sol plus fertile, un plus heureux climat, il est probable qu'ils s'y rendront de préférence : c'est naturel et c'est juste."


3] Comment calculer l'indemnité versée aux colons ?
Schœlcher sait bien qu'il n'a pas le choix. Il faudra une indemnité. Mais il ne veut pas qu'elle soit payée aux colons blancs, au titre du droit de propriété, car le droit naturel empêche qui que ce soit de posséder quelqu'un. Schœlcher voudrait que l'indemnité soit versée aux esclaves pour les dédommager, mais il sait que cela n'est pas possible. Alors pour que tout le monde s'y retrouve, l'indemnité serait versée aux colonies. C'est l'Assemblée qui décidera.

"Dans le régime de l'esclavage, il y a le maître qui possède et l'esclave qui est possédé ; et si la France doit une indemnité pour cet état social qu'elle a toléré et qu'elle supprime, elle la doit bien sans doute à ceux qui ont souffert autant qu'à ceux qui en ont profité. Le dédommagement ne peut pas être donné à la propriété exclusivement ; il doit être assuré à la colonie toute entière, afin de tourner en même temps au profit et du propriétaire et du travailleur."

le décret d'abolition de l'esclavage 27 avril 1848

Par ce décret, l'esclavage est aboli.

Mais V. Schœlcher fait aller les choses encore plus loin. Si un Français se rend coupable de ce crime, il perd sa qualité de citoyen (article 7). Et par l'article 6, les colonies vont pouvoir jouer le même rôle politique que n'importe quel département français.

Aimé Césaire parle du 27 Avril 1848

Un peuple qui depuis des siècles piétinait sur les degrés de l'ombre, un peuple que depuis des siècles le fouet maintenait dans les fosses de l'histoire, un peuple torturé depuis des siècles , un peuple humilié depuis des siècles, un peuple à qui on avait volé son pays, ses dieux, sa culture, un peuple à qui ses bourreaux tentaient de ravir jusqu'au nom d'homme, ce peuple-là, le 27avril 1848, par la force humaniste de Victor Schœlcher et la volonté du peuple français, rompait ses chaînes et au prometteur soleil d'un printemps inouï, faisait irruption sur la grande scène du monde. Et voici la merveille, ce qu'on leur offrait à ces hommes montés de l'abîme ce n'était pas une liberté diminuée ; ce n'était pas un droit parcellaire ; on ne leur offrait pas de stage; on ne les mettait pas en observation, on leur disait : "Mes amis il y a depuis trop longtemps une place vide aux assises de l'humanité. C'est la vôtre."
Et du premier coup, on nous offrait toute la liberté, tous les droits, tous les devoirs, toute la lumière.
Eh bien la voilà, l'œuvre de Victor Schœlcher. L'œuvre de Schœlcher, ce sont des milliers d'hommes noirs se précipitant aux écoles, se précipitant aux urnes, se précipitant aux champs de bataille, ce sont des milliers d'hommes noirs accourant partout où la bataille est de l'homme ou de la pensée et montrant, afin que nul n'en ignore, que ni l'intelligence ni le courage ni l'honneur ne sont le monopole d'une race élue.

Aimé Césaire, extrait du discours prononcé le 21 juillet 1945 à l'occasion de la fête traditionnelle dite de Victor Schœlcher, publié dans Victor Schœlcher et l'abolition de l'esclavage, éditions Le Capucin, Lectoure, mars 2004, p. 58.

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Mardi 5 mai 2009

Ces dernières semaines la vie des gens du voyage installés à proximité d'un centre de production de l'entreprise Praxair sur le territoire de notre commune s'est brusquement accélérée.

Quelques échos presse et réactions:

Les gens du voyage maintiennent la pression

Courrier-Picard 6 Avril 2009

La communauté des gens du voyage sédentarisée au pied du site industriel Praxair, à la limite de Creil et de Saint-Leu-d'Esserent, n'a pas l'intention de baisser les bras. Menacée d'expulsion à tout moment, elle a demandé à être reçue, vendredi matin, par le maire de Saint-Leu-d'Esserent, afin d'exiger qu'une solution soit trouvée à leur situation.

Mais l'entrevue accordée par Frédéric Besset dans son bureau de l'Hôtel de Ville, n'a pas vraiment rassuré la dizaine de familles installée près du site, classé Seveso depuis plus de trente-deux ans par le district de Creil (devenu la CAC). Ses membres refusent notamment d'être relogés en appartement, préférant se voir octroyer un terrain de remplacement.

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Coup de force chez les gens du voyage

Courrier-Picard 29 Avril 2009

Une soixantaine de gendarmes ont investi hier matin le campement des nomades sédentaires situé au pied d'un site Seveso afin d'appliquer l'arrêté d'expulsion du préfet.

...

Il semblerait d'ailleurs que le déménagement des familles, hier matin, vers l'ancienne fonderie de la Vieille Montagne, à Creil, sans eau ni électricité, ne soit pas non plus un problème pour la préfecture qui préfère passer la patate chaude aux élus locaux. Ce site privé est fermé depuis longtemps pour cause de pollution aux métaux lourds, fortement cancérigènes. En outre, le sol sous lequel coulent les égouts, est parsemé de trous béants. « C'est déplacer le problème de 500 mètres sur une autre commune » a fait remarquer au sous-préfet, le 1er adjoint à la ville de Nogent-sur-Oise, Benoît Lamy. Réponse de Michel Schmidt de la Brelie aux journalistes : « Ils peuvent bien aller où ils veulent, ce n'est pas mon problème. »

Selon lui, la responsabilité de l'accueil des gens du voyage incombe à la Communauté d'agglomération creilloise (CAC), propriétaire du terrain. Il est cependant situé sur la commune de Saint-Leu-d'Esserent dont le maire, Frédéric Besset, est à l'origine de la demande d'expulsion. Un imbroglio dont les premiers à pâtir sont les gens du voyage. L'édile est néanmoins prêt à ouvrir des discussions autour d'une table ronde . Il réclame notamment l'aménagement du campement en termes de sécurité et de salubrité, et que cesse toute activité de ferrailleur : conditions qu'étaient prêts à remplir les intéressés.

Lire la suite de l'article ...

Courrier adressé au Préfet de l'Oise

par Jean-Claude Villemain, Maire de Creil le 29 Avril 2009

Monsieur le Préfet,

 

Colère et indignation ont été les sentiments qui sont devenus les miens en apprenant l'acte inhumain et inconséquent que vous avez commis, au nom de l'Etat, en expulsant les gens du voyage sédentarisés sur la commune de Saint-Leu d'Esserent.

Acte inhumain puisque, utilisant une décision de la justice administrative qui a condamné l'Etat et la commune de Saint-Leu d'Esserent, vous avez rayé d'une signature, 30 ans de la vie de dizaines de personnes.

Acte inhumain encore, puisque vous avez expulsé sans vous soucier du relogement de ces femmes et de ces hommes, contredisant ainsi une décision de Madame BOUTIN, Ministre du Logement.

Acte inhumain enfin, puisque vous avez foulé au pied l'intérêt de ces personnes au profit d'un grand groupe industriel. Mais il est vrai que « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

...

Nous sommes loin de la devise de notre république, dont je vous rappelle les valeurs « Liberté, Egalité, Fraternité », dont en votre qualité de Préfet vous êtes le garant.
Je pourrais bien entendu écrire cette même lettre au maire de Saint-Leu d'Esserent, mais je constate que c'est vous qui avez pris la décision de l'expulsion.

Lire la lettre en entier ...

Nomades : Réponse du Président au Sous-préfet 

par Christian Grimbert, président de la CAC le 30 Avril 2009

La Communauté de l'agglomération creilloise tient à exprimer sa consternation après l'expulsion, dans la matinée du mardi 28 avril 2009, des gens du voyage sédentarisés installés à proximité de l'usine Praxair à Saint-Leu-d'Esserent, sur réquisition des forces de l'ordre par Monsieur le Préfet de l'Oise.

...

En voulant éradiquer le campement de l'usine Praxair, Monsieur le Préfet de l'Oise n'aura en fait, réussi qu'à déplacer le « problème » sans se donner les moyens d'une réflexion globale prenant en compte les réalités sociales de notre agglomération.

Lire le communiqué en entier ...


Sans remettre en cause la nécessaire garantie de sécutité nécessaire tant aux gens du voyage qu'aux établissements industriels, à l'heure où le thème de la fraternité présent dans notre devise républicaine resurgit dans le débat public, espérons qu'il saura dépasser les approches "tout sécuritaire" et que les responsables politiques en charge de notre commune ne s'abriteront pas derrière l'administration qui déclare aux journalistes par la voix de son sous-préfet: «Ils peuvent bien aller où ils veulent, ce n'est pas mon problème.»

Par PS StLeu - Publié dans : St Leu > Actualités - Ecrire un commentaire - Recommander
Vendredi 24 avril 2009

Les élections européennes se profilent à l'horizon et elles font débat : faut-il, ou pas, s'en saisir pour marquer le mécontentement envers le gouvernement? Comme si les électeurs allaient obéir à l'une ou l'autre injonction... et on perd une fois de plus l'objectif premier de l'élection. Point n'est besoin, de toute façon, d'inciter les électeurs à se saisir d'un vote quel qu'il soit pour sanctionner un gouvernement s'il en a envie.


Reste qu'une quantité impressionnante de décisions européennes interviennent dans notre vie quotidienne et que ne pas décider de ceux qui seront nos représentants est irresponsable. Nous payons ainsi chaque jour le fait que l'Europe pratique une politique de droite. Et que dire puisque ce sont bien les électeurs qui ont envoyé les eurodéputés au Parlement Européen?


Les socialistes français y tiennent la place de l'extrême gauche...c'est dire! Pourtant ils ne sont pas les seuls socialistes, mais le PSE ( Parti socialistes européen ) est très largement dominé par la social-démocratie à l'anglo  saxonne.


Lorsqu'il se penche sur les caractéristiques de la social- démocratie et des priorités qui s'en dégagent - économie sociale de marché, commerce équitable, état providence, services publics d'éducation, de santé, impôt progressif, progressisme sociétal... - un socialiste, même français, s'y retrouve aisément. Pourtant aucun social-démocrate assumé n'a pu se voir porter aux responsabilités en France. Il n'y a qu'à voir Dominique Straus khan à la présidentielle.


Comment un tel fossé a t-il pu se creuser dans ces conditions?

 

L'équilibre est subtil entre aménagement et résignation face au libéralisme. La violence économique devient telle que les populations ont besoin d'une réponse qui soit à la hauteur de cette violence. Peu importe son réalisme. Il n'y a qu'à voir le succès des extrêmes comme Besancenot. Le PS, en proposant des solutions plus raisonnables voire trop raisonnables, court toujours le risque de ne pas être jugé à la hauteur de la situation. Même si ses propositions sont réalistes et efficaces, les électeurs privilégient le spectaculaire, le radical.

 

Nous avons aussi sans doute fait trop de concessions, manqué d'esprit de résistance, signé tous les traités, bref, tout ce qu'on nous reproche aujourd'hui.


 Vive une Europe sociale et solidaire, qui place l'homme avant l'économie, pour qui la solidarité ne se limite pas à augmenter le niveau de vie pour que les habitants achètent plus de biens qui ne leur servent à rien, qui se donne les moyens de ne pas intégrer des nouveaux états aux dépens des anciens, qui ne tolère pas les paradis fiscaux en son sein, pour qui un service public de l'éducation, de la santé, de la protection du citoyen est une priorité.


Une Europe cohérente qui unifie les peuples derrière une identité et un projet de société, où les puissances d'argent ne sont plus les premiers conseillers des gouvernements et par conséquent de la gouvernance européenne. On sait ce qu'il faut faire, pourquoi ne le ferions-nous pas?


Le tout c'est d'y croire.


Et aucune chance de croire que cela soit possible grâce à la droite, ni à l'extrême gauche, quant au Centre, depuis la création du Nouveau Centre, ce n'est plus de la résignation, c'est du renoncement.                                                                  

Guy Michalon

 

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