Parti Socialiste - Saint Leu
d'Esserent
Fédération de l'Oise du Parti Socialiste
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Les élections européennes se profilent à
l'horizon et elles font débat : faut-il, ou pas, s'en saisir pour marquer le mécontentement envers le gouvernement? Comme si les électeurs allaient obéir à l'une ou l'autre injonction... et on
perd une fois de plus l'objectif premier de l'élection. Point n'est besoin, de toute façon, d'inciter les électeurs à se saisir d'un vote quel qu'il soit pour sanctionner un gouvernement s'il en
a envie.
Reste qu'une quantité impressionnante de décisions européennes interviennent dans notre vie quotidienne et que ne pas décider de ceux qui seront nos représentants est irresponsable. Nous payons ainsi chaque jour le fait que l'Europe pratique une politique de droite. Et que dire puisque ce sont bien les électeurs qui ont envoyé les eurodéputés au Parlement Européen?
Les socialistes français y tiennent la place de l'extrême gauche...c'est dire! Pourtant ils ne sont pas les seuls socialistes, mais le PSE ( Parti socialistes européen ) est très largement dominé par la social-démocratie à l'anglo saxonne.
Lorsqu'il se penche sur les caractéristiques de la social- démocratie et des priorités qui s'en dégagent - économie sociale de marché, commerce équitable, état providence, services publics d'éducation, de santé, impôt progressif, progressisme sociétal... - un socialiste, même français, s'y retrouve aisément. Pourtant aucun social-démocrate assumé n'a pu se voir porter aux responsabilités en France. Il n'y a qu'à voir Dominique Straus khan à la présidentielle.
Comment un tel fossé a t-il pu se creuser dans ces conditions?
L'équilibre est subtil entre aménagement et résignation face au libéralisme. La violence économique devient telle que les populations ont besoin d'une réponse qui soit à la hauteur de cette violence. Peu importe son réalisme. Il n'y a qu'à voir le succès des extrêmes comme Besancenot. Le PS, en proposant des solutions plus raisonnables voire trop raisonnables, court toujours le risque de ne pas être jugé à la hauteur de la situation. Même si ses propositions sont réalistes et efficaces, les électeurs privilégient le spectaculaire, le radical.
Nous avons aussi sans doute fait trop de concessions, manqué d'esprit de résistance, signé tous les traités, bref, tout ce qu'on nous reproche aujourd'hui.
Vive une Europe sociale et solidaire, qui place l'homme avant l'économie, pour qui la solidarité ne se limite pas à augmenter le niveau de vie pour que les habitants achètent plus de biens qui ne leur servent à rien, qui se donne les moyens de ne pas intégrer des nouveaux états aux dépens des anciens, qui ne tolère pas les paradis fiscaux en son sein, pour qui un service public de l'éducation, de la santé, de la protection du citoyen est une priorité.
Une Europe cohérente qui unifie les peuples derrière une identité et un projet de société, où les puissances d'argent ne sont plus les premiers conseillers des gouvernements et par conséquent de la gouvernance européenne. On sait ce qu'il faut faire, pourquoi ne le ferions-nous pas?
Le tout c'est d'y croire.
Et aucune chance de croire que cela soit possible grâce à la droite, ni à l'extrême gauche, quant au Centre, depuis la création du Nouveau Centre, ce n'est plus de la résignation, c'est du renoncement.
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