Depuis de trop nombreuses années l'école publique est violement attaquée par la droite : progressivement spoliée de ses moyens, elle est aujourd'hui
la première victime de la réduction massive des emplois dans la fonction publique et ceci ne fera que s'aggraver dans les années à venir portant ainsi en 2012 la diminution du nombre
d'enseignants à plus de 100.000.
A cela s'ajoute l'empilement de réformes successives jamais complètement appliquées, jamais évaluées ; la perpétuelle réforme des
programmes en est un exemple.
Tout ceci créé un malaise profond de toute la communauté éducative : les personnels de l'éducation, les élèves et leurs familles.
La référence au service minimum brandie par la droite est une tromperie. Les communes ne sauraient exercer dans le domaine éducatif des compétences qui ne sont pas les leurs.
L'exaspération et la crispation ont atteint aujourd'hui leur paroxysme d'autant que le gouvernement reste sourd aux mécontentements et
pratique une politique autoritaire qui exclut toutes formes de négociation.
A Saint Leu d'Esserent comme partout en France, les forces de progrès doivent s'unir dans la méthode (notre site internet est à votre disposition pour tout débats et discussions) pour mettre un coup d'arrêt à la déstabilisation de l'école publique, celle qui doit permettre à tous les enfants de grandir ensemble et de réussir demain leur vie d'adulte.
Guy Michalon - Secrétaire section PS Saint Leu

Nous portons à votre connaissance le communiqué de Michel Françaix, notre député
(3ème circonscription de l'Oise), à la presse en date du 13 Mai 2008 sur le thème:
"Mes inquiétudes
en ce qui concerne la liberté de la presse".
La démarche est connue : après avoir accusé la crise financière internationale puis l'opposition, le chef de l'état s'attaque à la presse.
En période de forte crise de la presse écrite, alors que celle-ci aurait besoin de soutiens, on aurait pu s'attendre à autre chose
que ce coup bas à son égard.
Espérons que les informations, encore imprécises sur une possible centralisation des rédactions de France Télévisions, ne cachent pas une reprise en main de la diffusion de
l'information.
L'annonce tonitruante de la suppression de la publicité dans le service public aurait alors eu comme unique but de museler plus facilement les rédactions
J'assure de mon soutien l'AFP ainsi que l'ensemble de la presse contre une attaque qui ne peut masquer un bilan particulièrement accablant.
Rappelons que Michel Françaix est co-président du groupe d'études "Presse" de l'assemblée nationale.
Sur le même sujet: Le Monde: Michel Françaix craint la main mise du président sur la presse
Fonctionnaires territoriaux contre fonctionnaires de l'État ?
Une nouvelle manœuvre de division de la part du gouvernement
Le 15 janvier 2008, dans un premier communiqué, le Parti socialiste et la FNESR ont exprimé leur opposition au dispositif élaboré par Xavier
Darcos visant, au titre du service minimum, à substituer des fonctionnaires municipaux aux enseignants en grève.
Face à l'obstination du gouvernement, le Parti socialiste et la FNESR renouvellent leur opposition à ce dispositif, dont ils dénoncent à nouveau le principe et la méthode :
- Substituer à des fonctionnaires de l'Éducation nationale, en grève, des fonctionnaires territoriaux, en payant qui plus est ces derniers par une ponction opérée sur le salaire des premiers
est une façon de casser la grève en divisant les fonctionnaires.
- Chercher à faire peser sur les communes les conséquences de conflits qu'il aura déclenchés n'est rien d'autre pour l'État qu'une défausse de ses responsabilités sur les collectivités.
- C'est ignorer la situation spécifique des petites communes, confrontées, avec ce dispositif, à de réelles difficultés pour mobiliser, de façon ponctuelle et urgente, le personnel nécessaire à
l'accueil des enfants de maternelle et de primaire.
Sur la méthode, aucune concertation préalable n'a été organisée avec les associations d'élus : c'est encore une fois la marque du peu d'estime dans lequel ce gouvernement tient les collectivités
et les élus territoriaux.
Lors de la grève de janvier dernier, le service public minimum a été mis en œuvre par seulement 1000 communes sur les 36 000 que compte notre pays, sans que cela ait paru poser de problème
d'accueil particulier pour les enfants et leurs familles.
C'est donc un camouflet qui a été infligé au ministre qui en avait d'ailleurs tiré la leçon et promis des négociations. Ces négociations n'ont pas lieu, la surenchère est de retour. Ceci est vécu
par tous les partenaires de la communauté éducative comme une trahison et une provocation.







